Léa GNÄDIG (doctorante)

École doctorale : CLESCO
Équipe de recherche : UMR EFTS
Direction : Jean-François Marcel (UT2J) & Olivier Kheroufi-Andriot (ENSFEA)
Financement : Arseaa

Titre : Un observatoire de la participation à l’Arseaa. Recherche-Intervention et innovation.

Résumé : Le projet de thèse présenté ici s’inscrit dans le prolongement du travail commencé pendant le Master 1 REEF (Gnädig, 2021 ; 2022 : Gnädig & Masson, 2022 ; Gnädig & Marcel, 2021) qui a initié les questionnements autour de la considération des usagers accueillis au sein des pratiques sociales et médico-sociales, mais également leur participation dans les dispositifs et les quotidiens en institutions. Tout au long de l’histoire, la considération et la prise en charge de la personne en situation de handicap n’ont cessé d’évoluer au sein de notre société, considérant tantôt cette dernière comme exclue de la cité, tantôt comme relevant d’une responsabilité collective. Historiquement, les évolutions du secteur médico-social tendent à toujours mieux considérer la personne en situation de handicap. Ainsi, au début des années 2000, est formulée l’ambition de mettre l’usager au centre d’un dispositif à rénover.
La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale vient légitimer, entre autres, la notion de la participation des usagers. La personne accompagnée devient alors actrice et sujet de son développement et de son parcours de vie. Il semble intéressant de noter que l’Agence nationale de l’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm), orientait   les établissements sur l’expression et l’accompagnement de la participation des usagers afin qu’elle soit effective.
Près de vingt ans après, l’Arseaa, association sociale et médico-sociale de la région Occitanie, affirme dans son Plan Stratégique Politiques Transversales (2017) ainsi que dans son Projet Associatif (Arseaa, 2017), le principe d’action suivant : « Promouvoir la participation active de tous, ceci dans une perspective de complémentarité, d’entraide et de valorisation du « pouvoir d’agir » de chacun ; avec comme finalité une inclusion générant de la plus-value sociale » (p. 12). Ainsi, depuis quelques années et de façon autonome, naissent et se mettent en place des actions et des réflexions dans un contexte spécifique, géographique et politique des pôles et établissements de l’Arseaa. Parmi elles, nous notons l’initiative d’un pôle adultes qui propose et développe, depuis 2015, un dispositif de formations non-professionnalisantes pour les usagers qu’il accueille ; les réflexions engagées d’un pôle enfants autour de la problématique du tiers-exclus lors des instances d’échange, d’expression et d’informations où les mineurs accompagnés peuvent (devraient) participer activement ; la volonté d’un autre pôle adultes d’organiser une conférence autour des thématiques d’auto-détermination et de participation. Petit à petit, dans un changement de paradigme, l’ensemble de ces actions et réflexions en contexte viennent nourrir une réflexion associative sur le concept de participation générale au sein de l’Arseaa. Celle-ci transforme la participation en un enjeu majeur et un axe fort. Ainsi, s’interroge légitimement la définition de ce concept de participation dans des formes et expressions diverses. Il conviendrait de mener un travail conceptuel au service de cette définition en portant un intérêt sur les pratiques liées ou permettant la participation.

Mots-clés : observatoire ; participation ; handicap ; recherche-Intervention.

 
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