2025-2028 BUTTERFLY
Intitulé du projet : BUTTERFLY – Mainstreaming pollinator stewardship in view of cascading ecological, societal and economic impacts of pollinator decline.
Équipe de recherche : LEREPS
Programme : Horizon Europe.2.6 – Food, Bioeconomy Natural Resources, Agriculture and Environment –
Topic : Biodiversity and ecosystem services (HORIZON-CL6-2024-BIODIV-01)
N° Convention de subvention : 101181930
BUTTERFLY est un projet d’action financé par la commission européenne à travers le programme de recherche et d’innovation « Horizon Europe ».
Ce projet a pour objectif de renforcer la capacité de la société à évaluer, anticiper et répondre aux menaces posées par les effets en cascade du déclin des pollinisateurs. Pour ce fait, BUTTERFLY se concentre sur l’impact économique du déclin des pollinisateurs en Europe et certains territoires d’Outre-Mer (Le Groenland, Curaçao et la Martinique), tout en développant des outils de sensibilisation et d’aide à la décision pour préserver les interactions plantes-pollinisateurs.
Afin de répondre à ces enjeux majeurs, ce projet, coordonné par Jeroen Van Der Sluijs, professeur de chimie à l’Université de Bergen (Norvège), réunit 24 partenaires de 13 pays d’Europe (Allemagne, Angleterre, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Pologne).
ORGANISATION DU PROJET
Organisé autour de 9 work packages, ce consortium international composé d’experts en sciences écologiques, économiques et sociales inclue l’ENSFEA dans les work packages 2, 3 et 6.
L’objectif principal de ce WP2 est d’estimer de manière exhaustive les bénéfices des services rendus par les pollinisateurs à la société, afin de créer des scénarios durables conformes au « Green Deal européen ». Pour l’équipe du LEREPS de l’ENSFEA, il s’agira de réaliser :
- Une enquête à grande échelle auprès des citoyens européens pour comprendre leur perception des pollinisateurs et du service de pollinisation.
- Une enquête auprès de jeunes de l’enseignement agricole – acteur des paysages ruraux de demain, en France, en Grèce et en Irlande pour analyser et comprendre leur positionnement vis-à-vis de la préservation des pollinisateurs. La méthode utilisée auprès des étudiants est l’évaluation monétaire délibérative, combinant des questionnaires à des ateliers délibératifs.
Ce WP3 vise à étudier les dépendances directes et indirectes de la société et de l’économie vis-à-vis des pollinisateurs dans les pays européens étudiés, incluant les territoires d’outre-mer. L’objectif est de construire un modèle économique adapté à chaque pays européen (tâche confiée à l’équipe du LEREPS de l’ENSFEA). Ce modèle intègrera les modèles écologiques du WP1, avec des données biophysiques, pour décrire les effets socio-économiques de la perte des pollinisateurs dans différents secteurs (agricoles et autres), sur les ménages et les institutions publiques. Cette analyse vise à mieux comprendre les impacts économiques et sociaux du déclin sur les nations européennes, contribuant ainsi à l’élaboration de politiques efficaces.
Dans ce WP6, les pratiques et connaissances socio-culturelles et historiques sont au cœur de la recherche. Pour ce fait, afin d’étudier les dimensions humaines dans leur globalité, l’inclusion des valeurs intrinsèques, culturelles, esthétiques et autres éléments intangibles sont nécessaires. En relation étroite avec le WP2, l’équipe du LEREPS de l’ENSFEA participent à la collecte de ces éléments lors des ateliers délibératifs dans les établissements de l’enseignement agricole. Ce travail mènera notamment à la création d’outils éducatifs adaptés pour aborder les enjeux de la pollinisation.
Équipe chercheurs ENSFEA
Nicola Gallai. Professeur en sciences économiques à l’ENSFEA, j’occupe les fonctions de membre de l’advisory board et de co-coordinateur des work packages 2 et 3 au sein du projet Butterfly. Je coordonne une étude sur la perception des acteurs et des futurs acteurs européens de la pollinisation, importance de celle-ci et les engagements pour les préserver. Pour cela, nous menons des enquêtes auprès des citoyens européens dans 9 pays en Europe, mais aussi nous animons des ateliers dans 8 lycées agricoles en France. A ce titre, l’ENSFEA est une institution clé dans ce travail, car elle centralise le réseau des lycées agricoles en France.
Jean-Pierre Del Corso. Professeur Émérite en sciences économiques, je suis impliqué dans les work packages 2 et 3 du projet Butterfly. J’apporte mon expertise dans le domaine de l’économie de l’éducation. Je dois notamment contribuer à exploiter le matériau recueilli dans les classes auprès des étudiants et des équipes pédagogiques, partie prenante au projet. Je serai également associée à la phase de production de ressources pédagogiques sur la gestion des pollinisateurs sauvages comme le prévoit le projet Butterfly.
Jonathan Dintilhac. Doctorant en sciences économiques, mes travaux portent sur l’évaluation de la pollinisation auprès des citoyens européens, notamment les jeunes en formation agricole. Mon objectif est de recueillir les différents regards portés sur les enjeux liés aux pollinisateurs, sans oublier l’intention d’agir en faveur de leur préservation. Cette évaluation nous permettra ainsi d’avoir toutes les cartes en main pour œuvrer en faveur d’une biodiversité résiliente, assurant le bon fonctionnement de ce « service » de pollinisation.
Justine Trémeau. En tant que chargée de recherche, j’ai pour mission de développer et de faciliter un atelier sur la pollinisation pour permettre à des étudiants de BTS agricoles de s’imprégner et de débattre du sujet. En plus de transposer les données collectées, je propose une première analyse permettant de mettre en lumière la compréhension des enjeux liés à la pollinisation et la biodiversité au regard du cursus des étudiants participants. Par ailleurs, cette étude sera répliquée en Grèce et en Irlande, je fais donc le lien avec les équipes locales pour adapter et mettre en place les ateliers dans ces nouveaux contextes éducatifs.
Partenaires
Pour en savoir plus
Site internet : https://butterfly-europe.eu/
Contact
Nicola Gallai – Référent du projet ENSFEA




